Avant la publication de mon livre

7 questions à se poser avant de publier son livre

L’auto-publication d’un livre est la dernière étape d’un processus long et souvent ardu. Monbeaulivre est bien sûr là pour t’aider dans cette démarche. Nous attachons également une grande importance à ce qui précède la publication, comme la qualité de la couverture et du manuscrit. Nos années d’expérience dans l’autoédition nous ont permis de voir publier de nombreux livres aux résultats de vente variables. C’est pourquoi nous te proposons 7 questions à te poser pour mettre toutes les chances de ton côté !

La première phrase de ton livre est-elle suffisamment convaincante ?

Une bonne couverture pourrait inciter quelqu’un à prendre et à ouvrir ton livre. Quand il le fera, il s’agira probablement de la première phrase de ton histoire qu’il examinera avant de décider de l’acheter ou non. Une première phrase bien écrite et bien pensée ajoutera donc de l’attrait aux yeux du lecteur. Prend, par exemple, cet incipit captivant :

« On avait sûrement calomnié Joseph K., car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin. » – Le procès, Franz Kafka

Le travail de Kafka a résisté à l’épreuve du temps par sa capacité à créer un incipit intrigant. Il ne perd pas de temps à essayer de nous emmener dans son monde narratif mais plutôt de nous y entraîner de force.

Le point de départ est le suivant : utiliser les émotions de tes lecteurs et les amener à se poser des questions intrigantes pour lesquelles ils doivent continuer de lire pour trouver les réponses. Dans cet exemple, Kafka puise dans une crainte commune: celle d’être accusé et arrêté à tort. Beaucoup de questions surgissent dans ton esprit lorsque tu lis cette ligne, n’est-ce pas ? : qui est Josef K. ? Qu’a-t-il fait ou n’a-t-il pas fait ? Est-il vraiment innocent ? Qui l’arrête ? Si l’hypothèse du narrateur est correcte, qui l’a calomnié et pourquoi ?

Tu pourrais simplifier encore plus – comme Andy Weir (qui est lui-même un auteur auto-publié, soit dit en passant !) l’a fait pour la première ligne du livre Seul sur Mars :

« J’ai bien réfléchi et maintenant j’en suis sûr : je suis foutu »

La finalité laconique de cet incipit capte immédiatement l’attention du lecteur. Nous voulons savoir pourquoi le narrateur est si certain de sa situation. L’utilisation d’un langage familier réveille l’esprit – transformant un lecteur simplement curieux en un lecteur qui s’intéresse activement. Des phrases courtes et percutantes constituent de bonnes entrées en matière.

Fais un croquis des éléments clés de l’histoire et identifie les points les plus importants de l’intrigue. As-tu suffisamment développé ces points tout au long du livre ?

Tu devrais également demander à un ami ou à un membre de ta famille de lire ton histoire. Tu auras un aperçu sur la clarté et le niveau de difficulté de ton livre.

Y a-t-il des rebondissements portant sur les personnages de ton histoire ?

Naturellement, les rebondissements ne sont pas le seul facteur déterminant du succès quand il s’agit d’écrire un best-seller. Cependant, ils aident à attirer l’attention du lecteur et à graver ton livre dans sa mémoire – ce que tu veux absolument en tant qu’auteur auto-publié.

Une méthode éprouvée pour obtenir cet effet dès le début est de créer un personnage sympathique pour lequel le lecteur développe de l’affection, pour ensuite faire faire à ce personnage quelque chose qui est en contradiction avec cette personnalité appréciable. Par exemple, une femme au foyer qui s’ennuie et qui planifie un meurtre, ou un professeur de chimie au collège qui décide de devenir un baron de la drogue.

Narrer à la troisième personne:

Traditionnellement la troisième personne est la perspective la plus courante ; elle implique une entité non spécifiée relayant l’intrigue et les personnages d’une histoire au lecteur. Comme cette entité narrative n’est pas impliquée dans l’histoire, il n’est pas nécessaire de fournir des informations à son sujet. Il existe deux types principaux de perspective à la troisième personne :

Le narrateur omniscient :

Dans ce mode de narration, le narrateur de l’histoire est conscient de tout ce qui se passe dans le monde ; les événements, les lieux, les personnages, et leurs sentiments.

Le point de vue externe :

Comme son nom l’indique, ce mode de narration offre une perspective plus limitée de l’histoire, le narrateur ne fait que décrire les événement avec une certaine objectivité.

Le point de vue à la deuxième personne :

Cette perspective est très rare, surtout dans la fiction populaire. Elle sert essentiellement à faire du lecteur (ou plus souvent du public) un personnage de l’histoire.

Le point de vue interne:

Ce point de vue est pour si tu veux vraiment inviter tes lecteurs dans la tête de ton personnage principal. Comme tu le sais, la perspective à la première personne révèle l’histoire à travers les yeux d’un personnage qui la vit en temps réel ou qui l’a déjà vécue dans le passé.

La perspective alternée :

Comme nous l’avons déjà mentionné, ce point de vue peut être délicat. Néanmoins, si tu veux raconter ton histoire à la fois à la troisième et à la première personne, tu peux le faire ! Par exemple, tu pourrais raconter ton histoire du point de vue d’une troisième personne, mais inclure des extraits de journaux rédigés par les personnages eux-mêmes de temps à autre.

Saches que l’alternance des perspectives exige cependant une plus grande vigilance – le fil conducteur peut facilement se perdre dans ce mode narratif, surtout si les perspectives alternent fréquemment !

Tu-as trouvé un bon équilibre entre le temps du récit et le temps de la narration ?

Écris-tu un roman de mille pages couvrant une période de cinq minutes ? Probablement pas. C’est pourquoi il est important de penser à un équilibre entre le temps de la narration et le temps du récit. Le dernier fait référence à la durée de la narration elle-même, c’est-à-dire au temps qu’il faut pour transmettre l’histoire, tandis que le premier fait référence à la durée réelle des événements qui nous sont racontés.

Il est important de trouver un équilibre entre ces deux éléments pour rendre ton livre agréable et facile à lire. Cela signifie que si tu comptes écrire une longue histoire, mais un temps de narration court, tu devras fournir des informations plus approfondies sur les événements et vice versa.

Ta dernière phrase laisse-t-elle le lecteur en vouloir davantage ?

En tant qu’auteur, tu es le maître de ton histoire ; la décision de terminer ton livre par une fin ouverte ou fermée est ton choix. Néanmoins, une bonne fin devrait émouvoir le lecteur. Que ce soit par surprise, tristesse, révérence, joie ou toute autre émotion, tu veux susciter une réponse forte. Si tu y parviens, alors le lecteur a établi un lien avec tes personnages et tu as réussi. Tu peux considérer la dernière ligne de ton histoire comme une sorte d’adieu, et comme nous le savons tous, un bon adieu t’accompagnera pendant longtemps. C’est une raison de plus pour laquelle il est si important d’avoir des relecteurs en tant qu’écrivain auto-publié.

La mise en page est-elle complémentaire à celle de ton histoire ?

Il est important de s’assurer que la structure de ton histoire soit clairement mis en page dans ton livre. C’est là que les chapitres entrent généralement en jeu.

Par exemple – ton histoire contient-elle différents points de vue ? S’agit-il d’une histoire complexe? Il conviendrait de faire des titres de chapitres qui fournissent des informations supplémentaires, comme le nom du personnage dont l’histoire est racontée, ou la date de la narration. Cela rendra ton histoire beaucoup plus facile à suivre. Si ton histoire est chronologique par contre, tu pourrais te contenter de chapitres numérotés.

De plus, il faut savoir que la plupart des gens ont tendance à lire un chapitre ou deux, avant de ranger le livre pendant quelques jours ; il est plus rare d’arrêter de lire au milieu d’un chapitre. La longueur des chapitres est donc importante. Les gens ont tendance à préférer lire des segments de texte plus courts et structurés plutôt que de lire à longueur de pages en prose interminable. En d’autres termes, les chapitres donnent à tes lecteurs un peu de temps pour respirer et réfléchir. A l’aide d’un suspense à couper le souffle à la fin de ton chapitre, tu peux les obliger à continuer à tourner ces pages.

Par conséquent, lorsque tu divises ton histoire en chapitres, garde à l’esprit qu’ils doivent être comme de petites histoires. Cela signifie que la première et la dernière ligne d’un chapitre sont similaires à la première et à la dernière ligne de ton histoire dans son ensemble, en termes de fonction. Ainsi, ton but est de terminer un chapitre d’une manière qui donne envie au lecteur d’en avoir plus.

Est-ce que le titre de ton livre complète ton histoire ?

Un bon titre ne devrait pas avoir à être répété dans chaque chapitre de ton livre. Au contraire, le lecteur devrait naturellement commencer à en saisir le sens à mesure qu’il progresse dans l’histoire.

Prenons par exemple La Constance du jardinier de John le Carré. C’est un titre quelque peu ambigu ; à quoi diable l’auteur se réfère-il ? Ce n’est certainement pas un livre entier sur un jardinier à plein temps – surtout qu’il se trouve dans la section des thrillers. Une fois qu’un lecteur a décidé d’essayer le livre, il ne trouvera ce terme nulle part dans le livre. La métaphore du jardinage lui vient plutôt à l’esprit alors qu’il se fraye un chemin dans l’intrigue.

Bien sûr, tu peux aussi opter pour un titre plus accessible. Garde simplement à l’esprit que ce titre est censé résumer l’ambiance et le sentiment de ton histoire. Idéalement, il devrait aussi être assez intrigant pour susciter une certaine curiosité. En tant que tel, ce n’est pas quelque chose que tu veux saupoudrer généreusement dans l’intrigue. À la fin du livre, le titre devrait représenter une entente tacite entre toi et ton lecteur.

Ton texte attire-t-il l’attention du lecteur en moins de 10 secondes ?

La rédaction d’un brouillon n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. En tant qu’auteur de l’ouvrage, il peut être difficile de construire un texte qui attire l’attention d’un lecteur potentiel sans trop révéler l’intrigue. Essaye de ne révéler que le tout début de ton intrigue, sans introduire trop de personnages. Tu veux juste susciter un peu l’intérêt du lecteur pour qu’il ait envie d’acheter ton livre.

De plus, si tu as déjà publié des livres à compte d’auteur, il pourrait être intéressant d’ajouter des critiques littéraires pour accompagner ton texte. S’il s’agit de ton premier livre, ou si tu ne veux pas ajouter d’avis, tu peux envisager d’ajouter une citation captivante du livre à la place. Choisis une citation qui résume l’atmosphère de ton livre en cinq lignes au maximum. Tu peux faire un tour sur notre article qui en dit davantage sur les couvertures de livre.

Et maintenant ?

Tu devrais être plus que prêt.e à publier ton livre ! Pour plus de renseignements sur la suite du processus tu peux consulter notre page sur l’impression de livres.

Aussi, si tu as des questions sur la plateforme elle-même, ou si tu es intéressé.e à engager une aide professionnelle pour tout ce qui concerne la publication de ton livre, n’hésite pas à nous contacter à info@monbeaulivre.fr  avant de publier ! Nous offrons un certain nombre de services professionnels pour t’aider à perfectionner ton manuscrit et ta couverture.

Bonne chance !

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