Avant la publication de mon livre

6 erreurs à éviter dans l’auto-édition

Fondamentalement, l’auto-édition fait de toi un penseur, designer, typographe, et commerçant ; sans compter qu’accessoirement, c’est aussi toi qui l’écris, ce livre. Tu vas donc devoir porter pas mal de casquettes ; et beaucoup d’entre elles te sembleront assez neuves. Tu l’auras compris : faire ses premiers pas dans l’auto-édition peut prendre une tournure un peu effrayante. Chère lectrice, cher lecteur, pas d’inquiétude : nous sommes là pour t’aider. Nous t’avons concocté une liste de 6 erreurs à éviter dans l’auto-édition, que tu pourras ainsi éviter après avoir lu notre article !

1. “C’est le contenu de mon livre qui compte”

D’accord, tu n’as pas tout à fait tort. Le contenu est l’élément clé qui fera de ton livre un succès sur le long terme. Cependant, nous constatons souvent que les auteurs qui se reposent trop sur le contenu ont tendance à négliger les aspects plus superficiels, mais ô combien importants. La conception de la couverture,  la mise en page et le texte de présentation  : ces éléments sont tes alliés, ne les oublie pas. C’est assez ironique ; au fond, pour que tes potentiels lecteurs s’intéressent à l’intérieur de ton livre, il faut que l’extérieur les attire. Vois cela comme un rendez-vous galant : certes, c’est l’intérieur qui compte, mais soigner ton apparence ne fera pas de mal.

Même si tu n’es pas expert.e en la matière, tu es tout à fait capable de donner un aspect propre et professionnel à ces éléments extérieurs. En parcourant notre blog et notre centre d’assistance, tu seras bien informé.

2. Ignorer les critiques et les feedbacks

L’un des grands avantages de l’auto-édition est la liberté d’écrire sur des sujets qui ont tendance à être peu explorés par la littérature en général. Tu as ainsi la possibilité de représenter des genres très spécifiques qui connaissent un petit groupe de fans passionnés, ou d’aborder des sujets que les maisons d’édition traditionnelles ne couvrent pas, de peur de ne pas générer assez de ventes. Ce sentiment de liberté peut parfois conduire les auteurs à surprotéger leurs idées et à ignorer toute critique ou tout commentaire, constructif ou non, au détriment du produit final.
Ne nous méprenons pas : il ne s’agit pas non plus de compromettre ton identité créative pour vendre à tout prix. Néanmoins, l’auto-édition implique que tu te corriges seul, et cela nécessite un certain esprit critique. C’est pourquoi nous te recommandons de demander à au moins deux personnes de confiance de relire et de commenter ton travail avant de le publier.

Ce conseil s’applique d’autant plus si tu espères vendre ton livre. Confier la révision de ton livre à d’autres personnes avant sa publication peut t’aider à éliminer des erreurs plus subtiles, des incohérences dans l’intrigue ou autres éléments indésirables susceptibles d’être repérés par d’autres lecteurs. Aussi, une relecture minutieuse augmentera les chances qu’il soit bien noté dans une critique officielle, ce que tu cherches sans doute à obtenir le plus tôt possible.

3. « Mon public cible ? Tout le monde ! »

On l’entend souvent, celle-là. Il semble qu’il y ait un malentendu bien répandu au sujet des publics cibles, de leur raison d’être et de leur importance.

Commençons par nous débarrasser de la plus grande légende urbaine : viser un public cible ne veut pas dire que ce groupe sera le seul à acheter ton livre. Si ton public cible correspond à des jeunes adultes entre 15 et 20 ans, cela ne signifie pas que tu décourages activement les personnes en dehors de cette tranche d’âge d’acheter ton livre. Cela signifie simplement que tu adaptes ton écriture, les thèmes et ton esthétique pour les rendre plus attrayants pour le public que tu as choisi. Il s’agit de garantir l’orientation thématique et la cohérence esthétique de ton travail. Tu donneras ainsi à ton livre une identité définie.

Alors, pourquoi l’identité est-elle aussi importante ? Il y a plusieurs raisons. Tout d’abord, indiquer une certaine identité permet aux gens de catégoriser ton livre. Les gens ont généralement une idée précise de ce qu’ils aiment lire et ont tendance à rechercher des livres similaires en fonction de leurs préférences. Un fan d’Harry Potter à la recherche d’un univers similaire sera bien content de découvrir ton livre flambant neuf dans la catégorie fantastique pour jeunes adultes.

Ensuite, cette identité définie te facilitera la vie pour ta stratégie marketing. Cibler ton style de pub et diriger ta communication sera bien plus facile si les thèmes et l’esthétique de ton livre sont bien définis. Les gens auront beaucoup plus de facilité à trouver ton livre s’il entre dans des catégories qui correspondent à leurs recherches, leurs goûts et leurs intérêts.

4. Penser que tu n’as pas besoin de marketing

Le marketing est souvent le domaine dans lequel les auteurs auto-édités se sentent le moins à l’aise. Ceci dit, on te l’accorde, la plupart des écrivains ne veulent pas devenir auteurs par amour du marketing. Cela n’empêche qu’il s’agit bel et bien d’un élément clé derrière le succès d’un auteur auto-édité.

Hélas, trop souvent nous voyons des auteurs se contenter d’une touche symbolique en matière de marketing. Pire encore: certains auteurs pensent que leurs potentiels lecteurs parviendront à trouver leur livre par eux-mêmes. Soyons clairs: sans aucune stratégie marketing, la majorité de tes lecteurs potentiels ne seront en mesure de trouver ton livre, au milieu de cet océan qu’est internet. D’ailleurs, même si des lecteurs intéressés trouvaient ton livre par eux-mêmes, voudrais-tu vraiment passer à côté des centaines de ventes potentielles qu’une campagne de marketing bien conçue peut t’apporter ? Probablement pas. 

Si tu ne t’y connais pas du tout en matière de marketing de livres, tu peux consulter notre guide sur la promotion de livres. Nous avons également un article consacré à la promotion de livres via les réseaux sociaux qui pourrait t’intéresser.

Ce qu’il faut retenir de manière générale: avant même la publication de ton livre, commence à le promouvoir, renseignes-toi sur ton public cible, et choisis tes moyens de communication en connaissance de cause. Il existe plusieurs approches différentes selon le contexte, mais les trois articles mentionnés ci-dessus devraient te permettre de démarrer sur de bonnes bases.

5. Présumer que les gens n’aiment pas ton livre

À moins que tu n’aies préparé un plan marketing de choc avant la publication de ton livre, il y a de fortes chances que les ventes mettent un certain temps à décoller. Beaucoup d’écrivains interprètent à tort ce démarrage un peu lent comme synonyme d’échec. Ils pensent que leur livre est détesté par tous, et ils abandonnent alors l’écriture.

Ce type de scénario, c’est désolant. Dans la plupart des cas, il suffit d’un petit coup de pouce marketing, et les chiffres de vente s’améliorent aussitôt. Cela dit, on peut tout à fait comprendre que débuter sur des chiffres de vente timides décourage tes rêves et aspirations d’auteur. Nous sommes là pour te dire que débuter ainsi, c’est totalement normal : tu ne dois pas te sentir vaincu. En toute logique, le problème, ce n’est pas ton livre ; c’est le fait que les gens ne savent pas qu’il existe. Si tu as lu les points précédents de cet article, tu peux déjà avoir une petite idée de pourquoi cela a pu se produire.

En général, la solution consiste à consacrer plus de temps et d’efforts en matière de marketing. Ceci dit, il serait intéressant de demander à un plus grand nombre de personnes de te donner leur avis sur ton livre, tant au niveau du contenu que de la couverture. Tu pourras ainsi repérer des potentiels éléments à adapter pour attirer un public plus large. Quoi qu’il en soit, Rome ne s’est pas faite en jour, alors ne te laisse pas décourager par un lancement timide. Continue sur ta lancée et fais passer le mot.

6. Ne pas commander de premier exemplaire avant de lancer la publication

C’est un scénario qu’on remarque trop souvent, mais on te comprend. Tu as enfin fini ton processus d’édition, relu et corrigé les coquilles, tu n’as plus qu’une seule envie : publier officiellement ton livre. Après tout, tu as passé d’innombrables heures à travailler sur ce livre, tu le connais sur le bout des doigts : il est fin prêt pour la publication. N’est-ce pas ?

Comment dire. Nous avons constaté à maintes reprises que ce scénario idéal est plutôt rare. Trop souvent, les auteurs se plongent dans leur relecture avec une vision très étroite. Certains détails deviennent alors invisibles après avoir relu ce même passage maintes fois. Qu’il s’agisse de couacs de mise en page ou de contenu, des éléments passent à travers les mailles du filet.

C’est particulièrement vrai pour les livres imprimés. L’écran de ton ordinateur ne reflète pas toujours fidèlement les différents aspects d’un livre imprimé. La taille du texte peut sembler plus grande ou plus petite en fonction des paramètres que tu as sélectionnés, tout comme les couleurs peuvent être plus saturées ou avoir un ton légèrement différent selon l’écran consulté. Peut-être même qu’une fois ton livre en main, tu te rendras compte que l’imprimer en format plus petit conviendrait mieux.

C’est pourquoi nous conseillons vivement aux auteurs de toujours commander un exemplaire test avant de publier leurs livres ou de passer de grosses commandes. Cela réduit considérablement les risques d’erreurs indésirables dans la version finale. Résultat : toi et tes lecteurs avez beaucoup moins de chances d’être déçus une fois le livre livré à votre porte.

Et voilà !

On espère que cet article t’a plu et t’a inspiré dans ton cheminement vers l’auto-édition! Si tu as des commentaires ou des questions, n’hésites pas à nous envoyer un mail à l’adresse info@monbeaulivre.fr. On te souhaite beaucoup de succès!

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